Environnement

La forêt

La forêt domaniale de Saint Sernin du Bois, gérée par l’ONF (Office National de la Forêt), couvre une superficie de 724 hectares. Elle déborde aujourd’hui largement des limites de la commune pour s’étendre, avec le bois de Prod’hun, sur une partie de celle d’Antully. Saint Sernin du Bois compte 35 hectares de forêt communale, gérée également par l’ONF. Les conditions sont favorables à l’implantation de feuillus tel que le chêne sessile et le charme. Le peuplement réel se compose également de résineux dont le douglas représente le plus fort pourcentage.

Ces forêts, important réservoir de biodiversité, abritent de nombreuses sources, mares et  ruisseaux alimentant les étangs.

C’est une richesse pour notre commune qui bénéficie ainsi d’un cadre de vie exceptionnel.

La forêt,  espace public accessible à tous, remplit trois fonctions :

  • Espace de vie sociale, de loisirs : promenade en famille, pique-nique, découverte de la nature, cueillette (avec modération) de champignons, randonnée, jogging,  VTT, chasse… sont autant d’activités offertes à tous.
  • Préservation de la biodiversité et de la ressource en eau pour les générations futures : la forêt a la capacité à maintenir les sols, filtrer, absorber le carbone… fonctions d’autant plus importantes à Saint Sernin, aux abords d’étangs réservoirs d’eau potabilisable (2 millions de m3) protégés par un arrêté préfectoral de 2006. La forêt  abrite une faune et une flore variées et par là contribue à la préservation des espèces.
  • Fonction économique : exploitation du bois d’œuvre, du bois énergie.

Mais il est important de rappeler que le milieu forestier, les étangs, peuvent être fragilisés par l’activité humaine, que le magnifique paysage qui encadre le village de Saint Sernin est  un paysage vivant et non immuable.

Le cadre de vie de Saint Sernin, entre étangs et forêts, amène l’ensemble des citoyens à être attentif à un bon partage des usages. La commune dans le cadre de relations étroites avec l’ONF porte une attention particulière au plan de gestion pluriannuel de notre massif forestier: futaie irrégulière, gestion des ripisylves, îlots de sénescence, types de peuplements… La communauté urbaine a repris depuis le 1er janvier 2018 l’entretien des abords immédiats des étangs.

La forêt publique, la ressource en eau sont notre bien commun : « Nous n’héritons pas de la terre de nos parents, nous l’empruntons à nos enfants » Antoine de Saint Exupéry

Le barrage

L’idée de construire un barrage à Saint-Sernin remonte à 1891. Dès cette époque des terrains avaient été achetés dans ce but. Parmi ceux-ci, il existait un petit étang dont le fond fut approfondi et la digue rénovée. Ces travaux furent achevés en 1899 mais le volume de l’étang de la Velle ne représentait que quelques jours de réserve, environ 70.000 mètres cubes. Le dossier technique de construction du barrage de Saint-Sernin était prêt dès la fin de l’année 1915.

Le projet visait à emmagasiner 900.000 mètres cubes. Il ne suffisait pas à Schneider et Cie d’être propriétaire des terrains pour engager I’opération. Celle-ci était soumise à enquête publique et approbation des dispositions techniques par le service des Ponts et Chaussées. La commune de Saint-Sernin était concernée au premier chef. Si elle avait facilement accepté la dérivation du ruisseau en 1862, elle allait cette fois se montrer beaucoup moins coopérative.

Pourtant les choses avaient bien commencé. Deux chemins communaux allaient être submergés par le barrage : celui qui reliait directement le hameau des Morlots au bourg ainsi que celui qui traversait la vallée pour gagner la forêt puis les Thomas Louis. En 1916, un protocole était signé par le Maire de Saint-Sernin et le représentant de la Société du Creusot. La commune obtenait qu’un nouveau chemin de desserte soit construit aux frais de la Compagnie en remplacement de ceux qui seraient submergés.

C’est le chemin qui s’embranche à gauche de la route du Creusot à Saint-Sernin, passe au pied de la digue et longe l’étang pour se raccorder au chemin de Saint-Sernin à la Croix-Brenot. Le Conseil Municipal de Saint-Sernin approuve le protocole au cours de la séance du 24 septembre l9l6 avec toutefois de nombreuses réserves.
La commune obtient la construction d’un lavoir et de deux fontaines, la clôture du cimetière, une grille aux monuments aux morts, la pêche autorisée…

L’arrêté préfectoral du 2 mars 1917 autorise la construction du barrage.

Les travaux de construction sont confiés à l’entreprise Terrade en vertu d’un marché conclu le 9 octobre 1917. Démarré pendant la guerre, le chantier connait de nombreuses difficultés dues au manque de main-d’œuvre, à l’inflation et à l’ampleur des travaux pour une entreprise locale. Le granit du pays a été largement employé dans la construction, aussi bien pour la pierre de taille, les moellons et même le sable obtenu par broyage.

Le barrage est mis en service le 15 mars 1921. Il est d’une contenance de 880 000 mètres cubes.

Source tirée de: plaquette de l’Académie François Bourdon « l’eau et l’industrie au Creusot » 1989

En préparation pour 2021, une exposition sur le centenaire du barrage de Saint- Sernin.

ZNIEFF (Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique Faunistique et Floristique)

Une ZNIEFF est un territoire où les scientifiques ont identifié des éléments rares, protégés ou menacés du patrimoine naturel.

Trois sont situées sur la commune :

Forêt de SAINT-SERNIN, d’une superficie de 175 ha s’étend du Moy jusqu’au Bas de Chêne.

Marais du Mesvrin, d’unesuperficie 40 ha secteur de l’étang du Mesvrin et du ruisseau de la Vèvre.

Vallon de la Fontaine Sainte, d’une superficie de 215 ha, comprend les étangs du village et les ruisseaux les alimentant : secteurs des Morlots, de la Pissoire et de la Borne Creuse.

À voir : Tourbière de Fontaine Sainte : sentier sur pilotis avec panneaux d’accueil et d’interprétation
Réalisation : CCM « communauté Creusot Montceau », CEN »  Conservatoire des Espaces Naturels », et commune de Saint-Sernin-du-Bois.

A voir : prairie de pâturage avec la présence de chevaux Konik Polski